Rencontres

Mordecai Richler

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Jeudi 16 mai
19 h 30

À l’occasion de la parution des romans de Mordecai Richler Le cavalier de Saint-Urbain et Le monde selon Barney (Éditions du sous-sol, 2019), traduits par Lori Saint-Martin et Paul Gagné.
Avec la participation de Florence et Noah Richler, épouse et fils de l’écrivain ; Adrien Bosc, Éditions du sous-sol ; Lori Saint-Martin, traductrice.
Animé par Elisabeth Philippe, L'Obs

Mordecai Richler, éternel incompris ? Longtemps demeuré méconnu du public français, l'écrivain, disparu en 2001, est en passe de se voir enfin rendre justice, depuis que les Éditions du sous-sol ont entrepris de republier l’ensemble de son oeuvre dans une nouvelle traduction. Petit-fils de rabbin et fils de ferrailleur, Mordecai Richler naît en 1931 au coeur du Mile End, le quartier juif de Montréal, où il grandit dans la rue Saint-Urbain, entrée avec lui au panthéon de la littérature canadienne. À dix-neuf ans, il part pour l’Europe, s’établissant successivement à Paris, aux Baléares et à Londres, où il publie, en 1959, son premier best-seller, L’apprentissage de Duddy Kravitz. S’y révèlent son don de conteur, son énergie et son réalisme, ainsi qu’un humour dévastateur qui lui vaudra plus tard de violentes critiques de la part de la communauté juive canadienne et des militants francophones québécois, peinant à comprendre ce génie de l’autodérision. Rentré au Canada en 1972, il y publiera de nombreux essais, livres pour enfants et romans, parmi lesquels les chefs-d’oeuvre Solomon Gursky (1989) et Le monde selon Barney (1997). Hommage à un géant de la littérature nord-américaine.

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Helena Rubinstein et les arts. Collectionneuse, mécène et donatrice

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Mercredi 29 mai
19 h 30

Par Julie Verlaine, université Paris 1

Prenant modèle sur les magnats américains du xixe siècle, Helena Rubinstein a affirmé sa réussite économique par des coups d’éclat culturels. Pour décorer ses maisons (en Angleterre, puis à Paris et à New York), elle s’est prise au jeu des enchères, a visité galeries et ateliers d’artistes.
Son itinéraire marque un tournant dans l’histoire des collectionneuses d’art : novice à la puissance financière inégalée, elle a acquis quantités d’oeuvres dans une grande variété de styles et d’époques, de l’art africain aux surréalistes ; elle a passé commande à des artistes, tels Salvador Dalí ou Elie Nadelman ; et elle a été l’une des grandes donatrices du musée d’Art de Tel-Aviv, dont elle a financé le pavillon pour l’Art contemporain.

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Albert Cohen, l'unité retrouvée

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Jeudi 6 juin
19 h 30

À l’occasion de la publication dans la collection « Quarto » (Gallimard) des romans Solal, Mangeclous, Les Valeureux et Belle du Seigneur sous le titre d’ensemble Solal et les Solal, dans une édition dirigée par Philippe Zard.

Par Philippe Zard, université de Paris Nanterre, Cahiers Albert Cohen

Albert Cohen est l’homme d’un seul livre. Ce n’est pas Belle du Seigneur, mais une tétralogie, conçue à la fin des années 1930, et que les aléas de l’histoire et de l’édition ont dispersé sur près de quarante ans. Belle du Seigneur n’est que le couronnement de ce cycle romanesque, qui aurait dû s’intituler Solal et les Solal. La récente réédition en un seul volume de ces quatre ouvrages permet enfin d’appréhender toute la richesse et la complexité de cette oeuvre, et d’arracher Albert Cohen aux stéréotypes dans lesquels il a si souvent été enfermé.

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Corps féminin, beauté et judaïsme

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Mercredi 12 juin
19 h 30

Par Delphine Horvilleur, rabbin, auteure notamment d’En tenue d’Ève. Féminin, pudeur et judaïsme (Grasset, 2013)

« La grâce est trompeuse et la beauté est vanité », affirme un célèbre verset des Proverbes, qui décrit les attributs de la femme vertueuse. La Torah insiste pourtant sur la beauté des héroïnes bibliques qui, telles Rachel ou Esther, ont « une belle allure et une apparence agréable ».
En miroir à la révolution esthétique créée par Helena Rubinstein, issue d’une famille juive traditionnelle, Delphine Horvilleur explore le regard que porte la tradition hébraïque sur la beauté et le corps féminin. 

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La Torah n'est pas au ciel

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Mercredi 19 juin
19 h 30

À l’occasion de la parution de l’ouvrage La Torah n’est pas au ciel. Nature et fonction de la loi juive, d’Eliezer Berkovits (traduit de l’anglais par Aude de Saint-Loup et Pierre- Emmanuel Dauzat, Éditions de la revue Conférence, 2018).
Avec la participation de : Yann Boissière, rabbin ; Antoine Garapon, juriste et magistrat ; Pierre Emmanuel Dauzat, traducteur et essayiste.
Rencontre animée par Clémence Boulouque

« Elle n’est pas au ciel ». Ce verset biblique est pour la tradition rabbinique le signe que la Torah a été donnée aux hommes, et qu’il leur appartient désormais de l’interpréter. Dans cette synthèse magistrale, Eliezer Berkovits (1908-1992), un des grands penseurs juifs du xxe siècle, analyse avec clarté la dimension profondément éthique de la Loi juive, la halakha, fruit d’une interprétation évolutive, mue par le respect de la dignité humaine.

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