Rencontres

Manuscrits italiens, un trésor dévoilé

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Mardi 9 avril
19 h 30

Avec la participation de Laurent Hericher, chef du département des manuscrits orientaux de la BnF et de Pierre Savy, maître-de conférence en histoire du Moyen Âge, École française de Rome

Rencontre animée par Claire Decomps, conservatrice au mahJ

S’échelonnant sur près de quatre siècles, les manuscrits exceptionnellement prêtés par la BnF illustrent la diversité et la richesse du judaïsme italien, implanté dans la péninsule depuis l’époque antique et renouvelé au cours des siècles par des groupes venus de France, d’Allemagne, puis d’Espagne et du Portugal.

D’usage religieux ou profane, savant ou populaire, ces ouvrages sont majoritairement rédigés en hébreu, parfois traduits de l’arabe, plus rarement en yiddish. Sous l’influence des ateliers d’enluminures locaux, la Renaissance voit le développement d’illustrations extrêmement riches, qui font de certains de ces manuscrits de véritables trésors.

Que nous disent-ils du judaïsme italien et son histoire ?

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Mordecai Richler

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Jeudi 16 mai
19 h 30

À l’occasion de la parution des romans de Mordecai Richler Le cavalier de Saint-Urbain et Le monde selon Barney (Éditions du sous-sol, 2019), traduits par Lori Saint-Martin et Paul Gagné.
Avec la participation de Florence et Noah Richler, épouse et fils de l’écrivain ; Adrien Bosc, Éditions du sous-sol ; Lori Saint-Martin, traductrice.
Animé par Elisabeth Philippe, L'Obs

Mordecai Richler, éternel incompris ? Longtemps demeuré méconnu du public français, l'écrivain, disparu en 2001, est en passe de se voir enfin rendre justice, depuis que les Éditions du sous-sol ont entrepris de republier l’ensemble de son oeuvre dans une nouvelle traduction. Petit-fils de rabbin et fils de ferrailleur, Mordecai Richler naît en 1931 au coeur du Mile End, le quartier juif de Montréal, où il grandit dans la rue Saint-Urbain, entrée avec lui au panthéon de la littérature canadienne. À dix-neuf ans, il part pour l’Europe, s’établissant successivement à Paris, aux Baléares et à Londres, où il publie, en 1959, son premier best-seller, L’apprentissage de Duddy Kravitz. S’y révèlent son don de conteur, son énergie et son réalisme, ainsi qu’un humour dévastateur qui lui vaudra plus tard de violentes critiques de la part de la communauté juive canadienne et des militants francophones québécois, peinant à comprendre ce génie de l’autodérision. Rentré au Canada en 1972, il y publiera de nombreux essais, livres pour enfants et romans, parmi lesquels les chefs-d’oeuvre Solomon Gursky (1989) et Le monde selon Barney (1997). Hommage à un géant de la littérature nord-américaine.

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Delphine Horvilleur

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Jeudi 14 mars
19 h 30

À l’occasion de la parution de Réflexions sur la question antisémite (Grasset, 2019).
Delphine Horvilleur, en conversation avec Jean Birnbaum, Le Monde des Livres

Dans Réflexions sur la question juive, Sartre décrit comment le juif est défini en creux par le regard de l’antisémite.
Delphine Horvilleur choisit ici de retourner la focale, en explorant l’antisémitisme tel qu’il est perçu par les textes sacrés, la tradition rabbinique et les légendes juives.

Delphine Horvilleur est rabbin du Mouvement juif libéral de France. Elle dirige la rédaction du magazine Tenou’a et elle est l’auteure d’En tenue d’Ève. Féminin, pudeur et judaïsme (Grasset, 2013), et de Comment les rabbins font les enfants. Sexe, transmission, identité dans le judaïsme (Grasset, 2015).

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Jérusalem, promenades

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Dimanche 17 mars
15 h 30

À l’occasion de la parution de Jérusalem. Histoire, promenades, anthologie et dictionnaire sous la direction de Tilla Rudel (Robert Laffont, « Bouquins », 2018)

Promenades guidées par Tilla Rudel, Institut français d’Israël ;
Promenade poétique avec Emmanuel Moses, poète, traducteur, écrivain ;
Promenade cinématographique avec Samuel Blumenfeld, critique de cinéma au Monde ;
Promenade sonore avec Olivier Tourny, ethnomusicologue, CNRS.

Traversant les époques et les disciplines, cette anthologie témoigne de la place de Jérusalem dans l’histoire et la culture de l’Orient et de l’Occident.
Au gré de plusieurs promenades, cette rencontre propose une traversée sensorielle de cette ville aux voix multiples et à l’effervescente diversité.

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Esther ou la survie

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Jeudi 21 mars
19 h 30

À l’occasion de la parution Persévérance du fait juif (Seuil, 2018).
Danny Trom, en conversation avec Antoine Mercier, journaliste

« Si j’ai trouvé grâce à tes yeux, et si tel est le bon plaisir du roi, puisse-t-on, à ma demande, me faire don de la vie et, à ma requête, sauver mon peuple ! » (Esther, VII, 3, 1889). Comment les juifs ont-ils réussi à survivre à des siècles d’intolérance en préservant leur tradition, malgré les expulsions, les massacres et les persécutions ? À travers une longue enquête de sociologie historique, Danny Trom propose une explication singulière à cette question si longuement débattue : et si le livre d’Esther, par son récit et ses commentaires, avait permis au judaïsme de développer une véritable « théorie politique de la survie » ?

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André Markowicz

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Mardi 26 mars
19 h 30

André Markowicz, en conversation avec Jean-Pierre Salgas, critique, École nationale supérieure des Arts Décoratifs.

« Ce qu’il y avait dans cette enfance, c’était la beauté de la langue que parlaient ma grand-mère et ma grand-tante. Je me sens très bien en tant que “déplacé”. Un traducteur, pour moi, c’est comme une espèce de métier de juif laïc ; on est bien partout. » (André Markowicz).
Né à Prague en 1960, André Markowicz est traducteur, écrivain et poète, auteur de plus d’une centaine de traductions, dont l’intégralité de l’oeuvre romanesque de Dostoïevski, le théâtre complet de Gogol et, avec Françoise Morvan, le théâtre complet de Tchekhov, aux éditions Actes Sud. Publiés aux éditions Inculte, ses derniers ouvrages, Partages (vol. 1 et 2) et L’appartement mêlent réflexions intimes, littéraires et politiques à son histoire familiale, et notamment celle de sa grand-mère, juive russe de Saint-Pétersbourg.

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Valérie Zenatti et Léa Veinstein

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Mercredi 27 mars
19 h 30

Avec la participation de Léa Veinstein, pour Isaac (Grasset, 2019), et de Valérie Zenatti, pour Dans le faisceau des vivants (L’Olivier, 2019).
Rencontre animée par Macha Séry, Le Monde

« La séparation entre la vie et la mort est plus fine qu’on ne le croit », écrivait Aharon Appelfeld.
Le souvenir de cet écrivain majeur est au coeur du dernier livre de Valérie Zenatti, écrit quelques mois après sa disparition. Récit d’une quête intime, l’ouvrage tisse également le portrait d’un homme, et d’un écrivain d’une rare humanité.
À travers l’histoire de son arrière-grand-père rabbin, Léa Veinstein mène une enquête familiale et fait ainsi le récit de l’apprivoisement de son identité juive.
Rencontre avec deux écrivaines dont les questionnements révèlent une manière d’être au judaïsme.

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Cracovie - New York

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Mercredi 17 avril
19 h 30

Avec la participation d’Audrey Kichelewski, université de Strasbourg, et de Pauline Peretz, université Paris 8
Rencontre animée par Anaïs Kien, France Culture

Comme nombre de juifs polonais à la fin du xixe siècle, Helena Rubinstein, originaire d’une famille modeste de Cracovie, fuit son pays
natal. À New York, où elle émigre après de nombreuses étapes, elle s’imposera dans le domaine des cosmétiques et deviendra l’une des
premières femmes d’affaires d’envergure internationale.
Audrey Kichelewski, spécialiste de l’histoire des juifs polonais, et Pauline Peretz, spécialiste des minorités aux États-Unis, reviennent sur le parcours exceptionnel d’Helena Rubinstein, du misérable faubourg de Kazimierz aux lumières de New York.

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Littérature yiddish - Rachel Ertel

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Mardi 7 mai
19 h 30

À l’occasion de la parution des romans traduits du yiddish par Rachel Ertel Erev. À la veille de…, d’Elie Chekhtman (Buchet/Chastel, 2018), et Dans les bagnes du tsar, de H. Leivick (L’Antilope, 2019).
Rachel Ertel, en conversation avec Gilles Rozier, éditeur, écrivain et traducteur.

Deux chefs-d’oeuvre de la littérature yiddish récemment traduits par Rachel Ertel offrent une plongée vertigineuse dans l’histoire des Juifs en Russie et en Union Soviétique, entre tradition, révolution et persécutions.
Récit des années passées au cachot puis au bagne sibérien par le poète et militant du Bund H. Leivick (1888-1962), Dans les bagnes du tsar mêle une incroyable galerie de portraits de ses camarades de détention à un dialogue intérieur lumineux. Erev, À la veille de…, d’Eli Chekhtman (1908-1996), est une fresque monumentale, qui retrace l’histoire d’une famille juive en Russie sur trois générations.

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Helena Rubinstein et les arts. Collectionneuse, mécène et donatrice

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Mercredi 29 mai
19 h 30

Par Julie Verlaine, université Paris 1

Prenant modèle sur les magnats américains du xixe siècle, Helena Rubinstein a affirmé sa réussite économique par des coups d’éclat culturels. Pour décorer ses maisons (en Angleterre, puis à Paris et à New York), elle s’est prise au jeu des enchères, a visité galeries et ateliers d’artistes.
Son itinéraire marque un tournant dans l’histoire des collectionneuses d’art : novice à la puissance financière inégalée, elle a acquis quantités d’oeuvres dans une grande variété de styles et d’époques, de l’art africain aux surréalistes ; elle a passé commande à des artistes, tels Salvador Dalí ou Elie Nadelman ; et elle a été l’une des grandes donatrices du musée d’Art de Tel-Aviv, dont elle a financé le pavillon pour l’Art contemporain.

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Survie et sauvetage

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Mercredi 10 avril
19 h 30

Avec la participation de Patrick Cabanel, pour Nous devions le faire, nous l’avons fait, c’est tout. Cévennes, l’histoire d’une terre de refuge, 1940-1944 (Alcide, 2018), et de Jacques Semelin, pour La survie des juifs en France, 1940-1944 (CNRS Éditions, 2018).

Comment et pourquoi les trois quarts des juifs de France ont-ils réussi à échapper à la déportation sous l’Occupation, en dépit de la collaboration active du régime de Vichy ? Deux ouvrages récents offrent des explications à cette proportion sans équivalent en Europe. De la solidarité d’une partie des Français aux ressources de la géographie hexagonale, Jacques Semelin étudie la nature complexe de ces moyens de survie. Patrick Cabanel revient, quant à lui, sur les circonstances du sauvetage de plusieurs centaines de juifs dans les Cévennes entre 1940 et 1944.

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Albert Cohen, l'unité retrouvée

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Jeudi 6 juin
19 h 30

À l’occasion de la publication dans la collection « Quarto » (Gallimard) des romans Solal, Mangeclous, Les Valeureux et Belle du Seigneur sous le titre d’ensemble Solal et les Solal, dans une édition dirigée par Philippe Zard.

Par Philippe Zard, université de Paris Nanterre, Cahiers Albert Cohen

Albert Cohen est l’homme d’un seul livre. Ce n’est pas Belle du Seigneur, mais une tétralogie, conçue à la fin des années 1930, et que les aléas de l’histoire et de l’édition ont dispersé sur près de quarante ans. Belle du Seigneur n’est que le couronnement de ce cycle romanesque, qui aurait dû s’intituler Solal et les Solal. La récente réédition en un seul volume de ces quatre ouvrages permet enfin d’appréhender toute la richesse et la complexité de cette oeuvre, et d’arracher Albert Cohen aux stéréotypes dans lesquels il a si souvent été enfermé.

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Corps féminin, beauté et judaïsme

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Mercredi 12 juin
19 h 30

Par Delphine Horvilleur, rabbin, auteure notamment d’En tenue d’Ève. Féminin, pudeur et judaïsme (Grasset, 2013)

« La grâce est trompeuse et la beauté est vanité », affirme un célèbre verset des Proverbes, qui décrit les attributs de la femme vertueuse. La Torah insiste pourtant sur la beauté des héroïnes bibliques qui, telles Rachel ou Esther, ont « une belle allure et une apparence agréable ».
En miroir à la révolution esthétique créée par Helena Rubinstein, issue d’une famille juive traditionnelle, Delphine Horvilleur explore le regard que porte la tradition hébraïque sur la beauté et le corps féminin. 

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La Torah n'est pas au ciel

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Mercredi 19 juin
19 h 30

À l’occasion de la parution de l’ouvrage La Torah n’est pas au ciel. Nature et fonction de la loi juive, d’Eliezer Berkovits (traduit de l’anglais par Aude de Saint-Loup et Pierre- Emmanuel Dauzat, Éditions de la revue Conférence, 2018).
Avec la participation de : Yann Boissière, rabbin ; Antoine Garapon, juriste et magistrat ; Pierre Emmanuel Dauzat, traducteur et essayiste.
Rencontre animée par Clémence Boulouque

« Elle n’est pas au ciel ». Ce verset biblique est pour la tradition rabbinique le signe que la Torah a été donnée aux hommes, et qu’il leur appartient désormais de l’interpréter. Dans cette synthèse magistrale, Eliezer Berkovits (1908-1992), un des grands penseurs juifs du xxe siècle, analyse avec clarté la dimension profondément éthique de la Loi juive, la halakha, fruit d’une interprétation évolutive, mue par le respect de la dignité humaine.

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En quête d'Egypte + Arabic Movie

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Mardi 12 mars
19 h 30

En quête d'Egypte 

À l’occasion de la parution du roman graphique de Jérémie Dres, Si je t’oublie, Alexandrie (Steinkis, 2018).
Jérémie Dres en conversation avec Corinne Bensimon, journaliste

Rencontre suivie de la projection
Arabic Movie

D’Eyal Sagui Bizawe et de Sara Tsifroni
Documentaire, Israël, 2015, 62 min, VOSTF

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Helena Rubinstein, l'aventure de la beauté

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Mercredi 3 avril
19 h 30

Avec la participation de Michèle Fitoussi, auteure d’Helena Rubinstein. La femme qui inventa la beauté (Grasset, 2010) et commissaire de l’exposition, et d’Elisabeth Sandager, directrice de la marque Helena Rubinstein au sein du groupe L’Oréal Rencontre animée par Francesca Isidori, journaliste

Helena Rubinstein (1870-1965), qui ouvrit son premier salon de beauté en 1902, est la fondatrice d’un empire cosmétique mondial et d’une culture de la beauté, consciente qu’elle était avant l’heure de ce « nouveau pouvoir » sur le point d’émerger. Icône de la mode toujours à l’avant-garde, Helena Rubinstein fut également une grande collectionneuse d’art.
Comment cette autodidacte a-t-elle réussi ce parcours hors du commun ? Comment sa vision de la beauté a-t-elle accompagné l’émancipation des femmes ? Retour sur l’héritage d’une visionnaire.

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