Conférences

De la collection Isaac Strauss au mahJ

Jeudi 11 octobre
9 h - 17 h

Par Dominique Jarrassé, professeur d’histoire de l’art contemporain
A l’occasion de la publication de son ouvrage, Aux origines de l’art et du musée juif : la collection Isaac Strauss (Éditions esthétiques du Divers, 2018)

Chef d’orchestre à la mode sous le Second Empire, Isaac Strauss (1806-1888) réunit la première collection d’objets religieux juif. Elle devient alors un modèle, donne naissance à la notion de judaica et fait apparaitre les premières référence à l’art juif. L’auteur rassemble un ensemble de documents inédits sur cette collection, dont il republie le catalogue que Strauss a élaboré en 1878. En cette année anniversaire pour le mahJ, cet ouvrage est l’occasion de comprendre une partie centrale de son histoire.

Conférence complète

L'empreinte du judaïsme sur la psychanalyse

Mercredi 7 novembre
19 h 30

Par Gérard Haddad, psychiatre, psychanalyste, auteur de : L’Enfant illégitime. Sources talmudiques de la psychanalyse (Hachette, 1981) ; Freud en Italie. Psychanalyse du voyage (en collaboration avec Antonietta Haddad, Albin Michel, 1995) et Le Péché originel de la psychanalyse. Lacan et la question juive (Seuil, 2007)

L’influence du judaïsme sur la pensée de Freud a souvent été soulevée et interroge encore. Pourquoi fallait-il, selon Freud, que ce soit « un juif mais un juif athée » qui inventât la psychanalyse ? Serait-elle nourrie par des textes ésotériques chez cet homme fidèle aux Lumières ? Ou le judaïsme porteraitil en lui des obstacles à l’épanouissement de la pensée psychanalytique ?
Gérard Haddad questionne l’influence biblique ou l’héritage midrashique dont Freud serait empreint malgré lui et interroge l’inhibition esthétique de la tradition juive envers les arts plastiques.

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Freud entre visible et invisible

Mercredi 14 novembre
19 h 30

Par Jean Clair

« Freud à la fin de sa vie se laisse aller à une étrange réflexion, voire à livrer un très curieux fantasme à la limite, comme souvent chez lui, du savoir physiologique dont il a toujours rêvé et de la spéculation métapsychologique dont il veut être l’auteur : “Par la brèche de la rétine, écrit-il, on pourrait voir profondément dans l’inconscient.” […] En renonçant à la vue, comme Moïse avait interdit à son peuple de fabriquer des images, la psychanalyse invente la technique de la parole et de l’écoute, et renverse la relation médicale traditionnelle. » Jean Clair

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Franz Kafka

Jeudi 29 novembre 2018
19 h 30

A l’occasion de la parution des nouvelles, des récits et des romans (OEuvres complètes I et II) de Franz Kafka dans la « Bibliothèque de la Pléiade »
Conférence par Jean-Pierre Lefebvre, traducteur et directeur de cette nouvelle édition.

La nouvelle édition des oeuvres de Kafka (1883- 1924) dans la Pléiade invite à redécouvrir cet écrivain pragois de langue allemande, auteur notamment du
Procès et du Château. Cette nouvelle édition propose l’intégralité des textes publiés par lui, restaurés dans la forme qu’il a voulue pour eux (recueil, petit livre ou publication dans la presse). Puis viennent ses récits et fragments narratifs posthumes : ceux que l’on trouve dans ses Journaux, qui servaient aussi de laboratoire littéraire, et ceux des liasses ou des cahiers dans lesquels il composait la plupart de ses récits.

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Pourquoi Moïse?

Mercredi 6 février
19 h 30

Par Sylvie Anne Goldberg, EHESS

« Moïse a créé le Juif, et mon travail reçut le titre L’Homme Moïse, un roman historique », écrit Sigmund Freud à Arnold Zweig en 1934. On interrogera
l’« égyptianité » de Moïse à partir de l’étymologie de son nom, de ses références dans la littérature rabbinique et des dernières hypothèses de l’archéologie israélienne.
Mais analyser l’importance culturelle et symbolique de Moïse, que ne cessent de questionner philosophes, penseurs et auteurs, juifs et non juifs, revient  aussi à examiner le « fait » juif et la judéité. Pourquoi Freud et tant d’autres, avant et après lui, se confrontent-ils au personnage de Moïse ?

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